Blog Acropolis Action


Mardi, 03 Mai 2011 08:26

FORUM ATENA Newsletter n°38, mars 2011

EDITO

Sur un réseau social assez connu j’ai accepté de me connecter à 410 contacts directs. Ces contacts directs me permettent d’être en relation avec leurs propres contacts que nous appelons les liens au deuxième degré et j’en totalise 97 700. De même, au troisième degré, j’entre en contact avec 6 020 300 personnes.

Cela fait seulement une dizaine d’années qu’un individu derrière son écran, connecté sur internet et ses réseaux sociaux, peut être en contact avec un nombre aussi impressionnant de personnes pour passer un email, dans lequel il y a une information ou un message.

Sans Internet et les télécoms qui le véhiculent, il aurait fallu passer par une chaine de télévision à une heure de grande écoute pour espérer faire un tel record d’audience.

- Ceci est un petit aperçu du rôle de la communication et des télécommunications dans l'évolution de notre société.
- Ainsi l'impact de la transmission de l'information à la vitesse de la lumière devient déterminant dans l’évolution du comportement de l’individu.
- Quel est l'outil qui a contribué à la mutation de nos communications, qui influence les comportements et met à la disposition de tous les informations en temps réel ?

La réponse est : cet outil c’est l’arme fatale la plus répandue dans le monde aujourd’hui, dont sont en possession les mineurs et les adultes. C’est le téléphone cellulaire qui nous offre un contact permanent en toute mobilité et dont la fonction de téléphonie est paradoxalement la moins utilisée, au profit de messagerie SMS, d’email et d'accès à des réseaux sociaux de tous types et d’accès aux informations en continu et en temps réel.

Nous avons assisté à la mobilisation en quelques jours de centaines de personnes dans certains pays du Moyen Orient et des dictatures sont tombées en quelques semaines après des décennies de règne sans partage.

Au vu de ces évènements, nous pouvons conclure qu’en trois à quatre semaines une révolution peut être mobilisée grâce à ce nouveau moyen de communication qui fait appel à un nombre massif d’individus en très peu de temps.

Par conséquent, sommes-nous capables de mesurer la vitesse à laquelle notre société européenne avance grâce à ces moyens de communication ? N’est-ce pas aussi une révolution qui est en perpétuel mouvement, mais avec d’autres objectifs que les pays du sud ?

Avons-nous observé le comportement des adolescents qui n'ont connu que des moyens de communication qui leur permettent d'accéder à tous les savoirs, qui ne vivent plus dans le même espace que celui que nous avons connu il y a encore quelques années ?

Aucun philosophe n'a su anticiper ces changements et ils le reconnaissent par des publications (http://www.institut-de-france.fr/education/ Auteur Michel Serres, de l'Académie Française).

Alors ? What is next ? Qui peut prédire de quoi sera fait notre monde dans une avancée qui se fait à une cadence qu'aucun être humain ne peut mesurer ? Où nous mènera la communication ? Le savoir par l'accès à toutes les informations, la diffusion rapide de l’information avec des contacts par milliers voire par millions ?

Nous sommes tous devenus des acteurs dans notre propre vie, des journalistes qui commentent les évènements dont ils sont témoins au quotidien. Chacun peut diffuser sa propre émission vidéo sur YouTube et suivre instant par instant une ou plusieurs autres personnes, ou bien encore se faire suivre !!

Qu'est ce qu’il nous manque ? La vie ? Mais l'espérance de vie a été portée à 80 ans. Serait-ce parce que nous avons appris sur internet quelle hygiène de vie il fallait suivre, quel sport il fallait pratiquer et quel régime alimentaire il fallait suivre ?

Sommes-nous submergés par cette évolution rapide en croyant que nous avons la situation en main ou cela nous échappe-t-il quand même, comme cela a échappé à des dictateurs qui croyaient tenir leur pays d'une main de fer depuis des décennies et en quelques semaines tout leur a échappé et tout a changé ?

Savons-nous où nous en sommes ou faut-il suivre des conseils rudimentaires tels que « quand tu es perdu, mieux vaut revenir au point de départ » ?

Mais, quel était ce point de départ ? Oh c'est revenir quelques années-lumière en arrière. Alors pour ma part je vais poursuivre mon chemin avec un peu de retard chaque jour sur l'évolution… et je vous laisse, mes chères jeunes générations, méditer pour trouver la réponse sur la petite question qui est la suivante: Qu'allons-nous encore inventer pour enrichir nos moyens de communication ?

Je vous donne quelques pistes quand même : qu’allons-nous encore pouvoir transmettre sur Internet ou par SMS ou par téléphone ? les odeurs ? les saveurs ? ou bien accomplir le rêve d'un homme qui a imaginé LA TELEPORTATION, comme dans un scénario d'un épisode télévisé ? Ce sera peut être alors le dernier miracle auquel les télécommunications devront s'attaquer…

 

En tant qu’exposant sur le salon In The Business du 8 au 10 mars 2011 à Paris Porte de Versailles, Acropolis a participé au Pitch Minute organisé par CBS interactive. L’objectif du Pitch Minute est de présenter en moins d’une minute la société et ses services de façon originale.


 
Écrit par Samir Koleilat : PDG d'Acropolis   
Mardi, 08 Février 2011 13:50

Les 7 points de sécurité d'Acropolis, Tiers de Confiance.

Peu connue en Europe, l'infrastructure en nuages, ou "Cloud Infrastructure" en anglais, est un concept récent datant de 2007 qui détermine ce que sera l'avenir de la consommation informatique !

Le principe est simple : délocaliser les ressources, aussi bien matérielles que logicielles, pour les avoir dans des centres de haute disponibilité électrique assuré par des générateurs et des onduleurs, de climatisation, et de secours,· également de haute disponibilité informatique assuré par des serveurs redondant qui partagent la charge sur plusieurs disques durs par serveur et sur plusieurs serveurs par applications, les logiciels applicatifs et les bases de données sont sauvegardés en continue.

Ce que cela change pour l’entreprise :

Vous pouvez  ainsi bénéficier de ressources illimitées, puissantes et peu excessives car les prestataires vous offrent la possibilité de maitriser la quantité et surtout la durée dans laquelle vous louez ces ressources. Ces ressources ne "peuvent pas" tomber en panne, puisqu'en cas de défaillance matérielle, elles sont instantanément remplacées de façon transparente.

Et pour aller plus loin...

En proposant une technologie alternative aux hébergements mutualisés et dédiés qui inondent le marché actuel, notre choix est ambitieux : constituer un réservoir dans lequel nos clients peuvent venir puiser en fonction de leurs besoins réels et immédiats, le tout avec une qualité de service incomparable, tout en leur permettant de consommer juste ce dont ils ont besoin.

1. Accès des utilisateurs privilégiés 

* Crainte : Externaliser = «perte» de la gouvernance de vos applications et du contrôle du personnel qui manipule vos  données sur les logiciels et le personnel.  

* Point de sécurité:
> Demandez à Acropolis des informations spécifiques sur:

- Le personnel en charge de la supervision et de l’administration.
- Les moyens mis en place pour contrôler l’accès aux données.
- Firewall.

2. Partage de responsabilité

* Crainte : L’entreprise est responsable de son plan de continuité d'activité (PCA) et de l’intégrité des données.

* Point de sécurité :
> Demandez à Acropolis de fournir la liste des audits auxquels il a été soumis et les certifications qu’il possède.
> Demandez un engagement contractuel pour que les services critiques soient maintenus exclusivement par son propre personnel.

3. Localisation des données

* Crainte : Le «Cloud» = difficulté de connaitre l’emplacement exact des données.

* Point de sécurité :
> Demandez à Acropolis de stocker vos données dans les DataCenter en précisant leur emplacement/pays, et que les juridictions locales offrent suffisamment de transparence, et conforme aux normes ISO27001

4. Serveurs partagés

* Crainte : Cloud Mutualisé = environnement partagé par plusieurs entreprises

* Point de sécurité :
> Demandez à Acropolis de garantir l'étanchéité des données (garantie constructeur) afin d’empêcher un accès non autorisé ou un défaut d'étanchéité dans le système d'information.
> Ou demandez votre Cloud privé.

5. Sauvegarde & Restauration

* Crainte: Perte de données en cas de panne? Les données sont-elles répliquées?

* Point de sécurité :
> Assurez-vous qu’Acropolis effectue des sauvegardes.

- Quelles sont ses méthodes?
- La localisation des sauvegardes?
- Les délais de restauration?
- L'effacement des données sur demande formelle.

6. Investigation d’activité illégale

* Point de sécurité: Demandez à Acropolis de s’engager contractuellement sur l’intégrité des opérations effectuées par son entreprise et ses employés et d’être prêt à fournir les preuves d’une transparence sur ses activités techniques.

7. Viabilité sur le long terme

Crainte : Si Acropolis fait faillite ou s’il la société est acquise par une autre entreprise?

Point de sécurité : Assurez-vous que dans un tel cas, vous pourrez récupérer les données par FTP et les installer chez un autre prestataire sans engagements ou préavis, et que toutes les informations vous concernant seront supprimées des serveurs de l’ancien prestataire.

 
Écrit par Samir Koleilat : PDG d'Acropolis   
Samedi, 15 Janvier 2011 00:00

Un beau matin vous vous réveillerez et vous vous trouverez dans les nuages…Vous ne me croyez pas ? même que vous y êtes déjà !
Le Cloud Computing et ses enfants: IaaS, SaaS et PaaS, définitions, avantages, inconvénients et inconnus, avenir.
(publié déc. 2010)

 Comment ces choses là arrivent… elles arrivent un peu comme tout ce qui nous arrive dans la vie. Cela arrive doucement, les choses se mettent en place par petits bouts, par séquences, on les voit se produire autour de nous chaque jour un peu plus et un jour on commence à dire : oh hier j'étais sur terre et je me souviens à peine du chemin que j'ai parcouru avant de me retrouver dans les nuages.

Si vous convenez avec moi du "comment cela arrive" nous pouvons continuer pour voir de quel nuage il s'agit et comment nous allons nous retrouver dessus!! Etes-vous prêt?

Le Cloud Computing c'est le frère jumeau de la très connue TOILE sur Internet. Celle-ci nous permet d'accéder aux sites Web en HTML pour voir des contenus, visiter des commerces électroniques ou accéder à des sites de partenaires en Intranet et Extranet. Quant au nouveau Cloud Computing, nous avons ajouté « COMPUTING » pour le distinguer et signifier quelques nouvelles spécificités techniques d'une part et l'attribuer à l'usage d'applications d'une autre part.

Commençons notre descente dans le détail, mais auparavant je signale que je ne suis pas d'accord avec d'autres définitions. Même si elles se trouvent sur  WIKIPEDIA, elles me paraissent trop riches en termes techniques du type runtime ou SOA mais inexistantes concrètement tant auprès des entreprises que des prestataires de services.

« Let's keep it simple. » Soyons simple dans un monde technique assez compliqué comme ça :

Le cloud est constitué d'une multitude de serveurs qui mettent en commun leurs ressources processeurs et mémoires, en assurant le partage de charge et la reprise de la charge des uns par les autres en cas de défaillance, ceci afin d'assurer la continuité du service. De plus cela offre une virtualisation des calculs et des ressources ? Ils sont installés sur plusieurs sites physiques différents appelés des PaaS. Pouvant être distants de plus de trois cents kilomètres les uns des autres, ou même plus, ces serveurs assurent la continuité et la disponibilité des services à 100% grâce à son architecture qui lui permet d’être totalement protéger, y compris contre les dangers sismiques.

Le CLOUD est "GREEN IT". Il est fabriqué avec des matériaux recyclables qui consomment moins d'énergie et se met en sommeil en cas de baisse de charge. Ainsi 300 serveurs utilisés à 100% pour desservir 3000 entreprises consomment moins et polluent moins que 3000 serveurs, un dans chacune des entreprises utilisé à 20%.

Les PaaS "Plateforme As A Service" et IaaS "Infrastructure As A Service", sont les DATA CENTERS dans lesquels sont installés les serveurs du Cloud Computing. Ces PaaS sont fabriquées avec des "cool corridors" pour refroidir les serveurs, dotés d'onduleurs électriques et d'un générateur de secours pour en cas de coupure assurer la continuité du service dépendant des ressources énergétiques, le tout à la sauce GREEN IT.

Voyez-vous à quel point l'accès à l'information est devenu une question sérieuse et vitale ? Je n'ai jamais entendu parler de double four chez un boulanger pour assurer la continuité du service lorsque le premier tombe en panne ou doté d'un onduleur ou un groupe électrogène pour assurer la survie des mangeurs de pains!!

Et enfin vient le SaaS "Software as a Service", associé souvent au Cloud Computing. Si l’un, nous permet d'accéder aux informations sur les sites Web, l'autre nous permet d'utiliser des logiciels (dans un premier temps l’usage de ceux-ci peut être gratuit pour des usages limités incitant le client à s’inscrire et devenir client, et ensuite payant s’il veut en faire un usage plus complet). Les deux sont associés car tout se consomme à la demande, rien ne s'achète tout se loue.

On commence petit à petit à voir émerger des offres de Cloud Computing dans lesquelles les meilleurs modèles économiques sont ceux qui proposent une première opération de location d'une puissance processeur assortie d’un espace de stockage et une deuxième opération dans laquelle est offerte un choix de logiciels à installer sur le cloud loué. Les deux opérations sont couvertes par un contrat à durée déterminée renouvelable.

Avantages:

-     pas d'investissement de base, seulement un coût à l'usage,

-     pas de coût de maintenance et de mise à jour

-     accès à un très large choix d'applications ainsi qu’à des applications trop chères à l'achat

-     accès illimité par n'importe quel terminal, n’ importe où et à tout moment.

Inconvénients:

-   pas de manuel d'utilisation

-   pas de support technique

-   le changement d'un prestataire à un autre s'avère difficile

-   lors de l’arrêt du contrat, il n’y a aucune garantie sur le sort des données stockées sur les espaces loués et aucune garantie sur le lieu où elles se trouvent

-   Il est difficile de se voir garantir que les data ne quitteront pas un certain territoire (France ? Europe ?) et cela peut poser des problèmes légaux en cas de réquisition

-   manque d'expérience sur le cloisonnement des espaces des usagers.

Avenir: avenir certain, succès assuré.

Pas besoin de donner des exemples. Il ne se vend plus aucun PC portable ou Tablet PC sans les moyens de communication qui permettent les accès aux  Clouds, soit en WiFi, soit via les réseaux

3 G et 4 G par les micros SIM. Tous sont vendus avec des accès à des marketplaces pour accéder à des applications gratuites et payantes et tous proposent un CloudD de stockage de données de photos, de notes ou un choix de logiciels gratuits assortis à un espace de stockage limité gratuit. Il est possible d'augmenter les espaces, les performances et les versions des logiciels vers des modes locatifs à la demande.

Ces technologies existent depuis des dizaines voire des vingtaines d’années, mais soient elles dépendaient d’autres technologies qui leur faisaient obstacle, soit psychologiquement le consommateur n’était pas prêt à franchir le pas, ou encore, tout simplement, elles ne faisaient pas l’unanimité chez les géants leaders d’opinion. Aujourd’hui toutes ces technologies ont mué pour se transformer en outils à usage simple. Elles ont toutes changé de nom et de sigle. Il semble que les leaders d’opinion se soient implicitement mis d’accord les uns avec les autres sans concertation et que le maître mot sur lequel ils sont tous unanimes  soit pour la prochaine décennie le « CLOUD ».

Alors bonne année pour 2011 ! Nous allons tous être sur les NUAGES.

 
Écrit par Samir Koleilat : PDG d'Acropolis   
Mercredi, 15 Décembre 2010 00:00

Cloud et Saas sont-elles les solutions qu'attendaient les PME ? Le risque de perte de maitrise est-il une réalité ? Comment le déploiement de la Fibre Optique et du Très Haut Débit bouleversent-ils les prévisions d'hier ? Essayons d'y voir plus clair (publié 27.05.2010).

Crise financière, économique, sociale... affronter les crises fait désormais partie de la vie quotidienne des entreprises, en particulier des PME. Un combat qui nécessite de mieux anticiper les évolutions économiques et technologiques, de mieux évaluer les conditions de développement et les sources d'économie et finalement de mieux choisir les priorités et les investissements.

Pour les PME, les choix d'équipements informatiques et télécoms sont déterminants car ils représentent à la fois un investissement important et la condition nécessaire pour mieux communiquer, mieux travailler, être plus réactif et plus compétitif.

 

Or, dans le domaine des choix informatiques et télécoms les responsables de PME sont confrontés à des avis contradictoires. Ce n'est pas nouveau: on a connu les mêmes interrogations ces dernières années avec la téléphonie sur IP, les systèmes de sécurité VPN, la visioconférence, les offres de télécommunications unifiées...

Le Saas et le Cloud n'échappent pas à la règle: Cloud et Saas sont-elles les solutions qu'attendaient les PME ? Le risque de perte de maitrise (sécurité, confidentialité) est-il une réalité ? Comment le déploiement de la Fibre Optique et du Très Haut Débit bouleversent-ils les prévisions d'hier ?

 

Essayons d'y vois plus clair, en commençant par un petit retour en arrière.

 

L'étonnant parcours du logiciel en mode locatif.

 

2000 ! Après l'éclatement de la bulle Internet, on assiste à l'adaptation des outils informatiques et téléphoniques, au nouveau mode de communication par le Web et l'e-mail, c'est la naissance d'un premier logiciel en mode locatif proposé par les ASP (Application Service Provider).

Les promesses se heurtent cependant à deux obstacles, l'un connu: le débit Internet insuffisant, l'autre plus subtil: le degré de confiance du manager vis-à-vis du prestataire à qui il confierait, via l'externalisation des logiciels et des serveurs, la "vie de sa société"...

 

Le logiciel en mode locatif souffre mais ne se rend pas, car il a pour lui de répondre à une logique économique, pour les deux parties:
- Côté utilisateur: pas d'investissements en serveurs et logiciels, pas de charge de maintenance, pas de souci informatique et pas de charge de personnel informatique interne, ni de prestataire externe.
- Côté prestataire: je loue mes services sur une durée sous forme de récurrent mensuel, je mutualise, j'augmente mes marges, je ne me déplace plus chez mes clients pour les dépannages, je couvre une zone géographique plus vaste par mon commerce électronique de logiciels, etc.

 

Mais pour que ces solutions renaissent de leurs cendres il faut leur donner un nouveau nom: le logiciel en mode locatif devient Saas (Software As a Service), et la virtualisation des serveurs se rapproche du ciel en devenant le Cloud Computing. Parallèlement, l'obstacle majeur au développement de l'ASP tombe avec le déploiement de la fibre optique.

 

Il reste le deuxième obstacle: la confiance accordée au prestataire. Et là encore les points de vue divergent, renforçant ainsi l'incertitude des patrons de PME sur la bonne décision à prendre. Et retardant du même coup la mise en œuvre de la "bonne solution".

 

Exemple: selon la dernière enquête de l'ISACA (1), "un quart de ceux qui l'ont expérimenté, estiment que les bénéfices du Cloud sont inférieurs aux risques encourus". Soit ! Mais, un quart ne font toujours que 25%. Et les autres? Doit-on comprendre que 75% des personnes interrogées considèrent, elles, que les bénéfices du Cloud sont supérieurs aux risques ? De même, toujours selon la même enquête "35% estiment qu'ils ne se laisseront pas séduire", cela signifie-t-il que 65% sont prêts, eux, à se lancer dans l'aventure ? Éternel problème du verre à moitié plein ou à moitié vide ! Mais qui n'aide pas vraiment notre patron de PME à se faire une idée...

 

Pour d'autres, dans une étude publiée pratiquement le même jour que celle de l'ISACA, le Cloud est au contraire une percée dans le nuage d'incertitude: selon SITSI2, "le Cloud devient le vecteur de convergence entre l'univers informatique et celui des télécommunications... L'année 2010 sera celle de l'entrée des opérateurs sur le marché du Cloud Computing, qui est aujourd'hui au cœur des stratégies Télécoms en Europe". Cet acte de confiance des opérateurs est-il une fois encore un simple acte d'espérance ou est-il basé sur une conviction raisonnée ? On ne peut ici s'empêcher de rappeler le scénario de Salesforce. Décrié par certains à ses débuts il y a dix ans, ce logiciel de CRM est cependant devenu depuis l'une des plus grandes success story de l'informatique.

Alors, mettons-nous à la place du patron de PME: qui croire ?


Pourquoi y croire?


Faut-il parier sur l'avenir du Saas et du Cloud ? Est-ce que cette fois la mayonnaise prendra ?

 

Pour moi la réponse est oui sans hésitation ! D'ailleurs la mayonnaise a déjà pris. En France, depuis dix ans plus de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires sont réalisés chaque année par des dizaines de prestataires sur une offre de sauvegarde en mode Saas.

Orange revendique 500 000 utilisateurs d'entreprise en mode Cloud téléphonique, et Acropolis 50 000, et la croissance dans ce domaine est de 25 à 35%.

Compubase estime le marché Européen du Saas à 5% du marché des logiciels, mais confirme que sa croissance est très dynamique. Mais surtout cette fois, toutes les conditions sont réunies et les pronostics s'appuient sur des indices incontestables: haut Débit, offres plus matures, prestataires organisés et, cerise sur le gâteau, la confiance des géants à l'exemple de Microsoft Office ou Open Office de Sun en mode locatif.

 

Cette confiance des grands acteurs s'appuie sur un argument solide : le HD et THD ouvrent les portes à tous les choix ! Dans le passé, une entreprise travaillant en réseau local à 100MB/S ne pouvait décentraliser ses serveurs dans des salles blanches dédiées et était liée à ses serveurs avec une capacité de 2 à 8 MB/S qui est la capité des liens disponibles en Transfix ou Xdsl. Aujourd'hui même si le prix de HD & THD est légèrement plus élevé que la XDSL, les économies générées par les usages des serveurs irtuels en Cloud ou les logiciels en Saas sont incontestables.

 

Enfin, ajoutons que Saas et Cloud vont dans le sens du Green IT car ils centralisent et mutualisent les serveurs : 100 serveurs à un seul endroit bien alimentés en électricité consomment moins d'énergie, pour 500 entreprises, que 500 serveurs répartis sur 500 sites différents... Et sur ce point là au moins, l'arithmétique n'est pas discutable.

 

 

1 : ISACA (Information Systems Audit and Control Association) "Regroupe 86 000 professionnels du secteur IP". L'étude a porté sur les réponses de membres dans la zone EMEA. Publié dans Distributique le 23-03-2010 "Le Cloud Computing ce mal aimé".


 
2 : Étude SITSI "Panorama du marché des logiciels et services informatiques" ITRmobiles 31-03-2010.
 
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